
Ce programme est né des lectures marquantes de Denis Podalydès.
Il se décline en trois propositions, mêlant texte littéraire et accompagnement au piano. Les Lectures sont accompagnées par les sonorités sensibles et vibrantes de la pianiste Jodyline Gallavardin

PROGRAMME 1
« Le plaisir est d’articuler notamment les trois rôles qui font le premier acte, Alceste et Philinte, deux envers symboliques d’un même moi, social et asocial, que nous portons tous en nous, et Oronte, Oronte avec son pauvre sonnet, qui représente l’Autre, l’Altérité contre laquelle on se fracasse, que l’on subit et provoque tour à tour, le Réel qu’il est si difficile d’accepter tel quel. Voilà pourquoi je me risque à incorporer ces trois irréconciliables, pour un solo sans décor et sans costume, rien qu’avec les mots. »
Pour fêter les 360 ans de la création !
Denis Podalydès
Disponible pour la saison 26/27

PROGRAMME 2
“J’ai publié ce livre en 2008, à la demande d’une éditrice qui m’est chère, Colette Fellous. Elle m’invitait à publier dans sa collection Traits et portraits, au Mercure de France. Il s’agissait de faire un autoportrait en textes et en images. Je donnais quelques images mais j’eus surtout l’envie de tracer les portraits non des personnes, mais des voix des personnes qui m’ont donné naissance, qui m’ont instruit, formé et transformé. J’adorais imiter les voix qui bourdonnaient autour de moi ; la mienne s’est entièrement faite au contact des autres et j’entends ces voix multiples jaillir parfois de ma bouche. En tirant ce fil vocal, quantité d’histoires, d’anecdotes, de visages et de phrases sont remontées à ma mémoire. En lisant ces textes, j’essaie de réactiver des scènes parlantes et sonores, à visée tantôt drôles, tantôt pas tout à fait.”
Denis Podalydès

PROGRAMME 3
« Au fil du temps, comme je le fais avec les écrivains qui m’importent, j’ai tout lu, tout dévoré, j’ai arpenté ses livres comme des champs, des chemins, des forêts. À Guéret, je devais lire le texte « Le ciel est un très grand homme », dans Corps du Roi. Je le lus dans un théâtre, plein d’appréhension. Ce fut un moment fondateur. Pierre m’adouba et je décidai que ce texte était pour moi, non qu’il m’appartînt, mais parce qu’il était bon pour ma santé d’acteur, pour ma voix et pour ma fringale de poésie. Sa variété, son rythme, ses décrochages, ses ruptures, sa folie, sa fin à la fois dérisoire et grandiose, tout avait un sens qui me comblait et me dépassait. Je le lis encore et toujours, en lecture publique et pour moi-même: j’y ajoute deux poèmes que Michon cite et dont il fait un motif de plus dans sa sarabande : Booz endormi de Victor Hugo, et la Ballade des pendus de François Villon, entre lesquels ce grand poète fraye sa voie, fait entendre et sa plainte et son rire. »
Denis Podalydès